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Projet GreenStorming 2 / TempêtÉco

8 avril 2011
Par Maxime Brosseau et Sylvain Perron *

Retour sur le Projet GreenStorming 2 / TempêtÉco, tenu sous l’égide du comité des Bâtisseurs de l’avenir (BÉA) de la Section du Québec du Conseil du bâtiment durable du Canada, en septembre 2010.

Venant de divers milieux d’enseignement, une soixantaine d’étudiants auront répondu à l’appel des BÉA et participé au Projet GreenStorming 2 / TempêtÉco, lors d’un blitz de 28 heures, afin de créer une proposition d’aménagement pour l’îlot du garage Mont-Royal de la Société de transport de Montréal (STM), situé dans le quadrilatère Mont-Royal, Fullum, Gilford et Franchère, à Montréal.

Ne répondant plus aux nouvelles normes d’entreposage et d’entretien des véhicules après le renouvellement de sa flotte d’autobus par les nouveaux autobus articulés, la STM était à revoir sa stratégie sur l’avenir des différents garages en sa possession. Y voyant l'opportunité de réaménager le site de façon à répondre aux divers enjeux du quartier, la mairie et les citoyens de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal entreprirent de négocier une entente avec la STM pour que l’îlot soit vendu et développé de façon durable.

C’est donc dans cette optique que se sera déroulée la deuxième édition du Projet GreenStorming / TempêtÉco : un projet pédagogique donnant en premier lieu des formations aux étudiants de niveau collégial et universitaire et aux jeunes professionnels, afin de mieux les outiller sur la conception durable et l’aménagement écologique, et les invitant par la suite à participer à un concours.

À l’automne 2010, le concours a pris la forme d’une charrette d’idéation (remue-méninges condensé en un laps de temps très court sur un sujet précis) qui, tenue en partenariat avec la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Centre-Sud/Plateau-Mont-Royal, visait à répondre aux enjeux posés par l’îlot du garage Mont-Royal de la STM.

Bien que la STM ait changé d’avis sur la vente du site dans un but stratégique, les participants ont utilisé ce contexte pour faire valoir leurs connaissances fraîchement acquises et participer à une mise en scène où ils devaient travailler en équipe multidisciplinaire. Les étudiants provenaient de plusieurs disciplines : de la construction à l’urbanisme, en passant par l’environnement et les communications. Réunis au sein de sept équipes – chacune accompagnée d’un jeune professionnel, les participants ont élaboré une proposition répondant aux problématiques du quartier : embourgeoisement, manque de logements sociaux et de mixité sociale, besoins culturels et écologiques du quartier.

Les propositions, toutes d’une qualité impressionnante, ont jeté de bonnes bases pour la suite de la réflexion sur l’avenir de l’îlot. Parmi les équipes participantes, ce fut celle composée de Christine Barbeau, Simon Gauthier, Carolyn Kelly Dorais, Nicolas Lavallière, Philippe Millette, Francis Picotin et Nadège Tchuende, encadrés par le jeune professionnel Louis-Michel Fournier, qui a remporté le prix de 2 500 dollars avec son concept Transition.

L'équipe dirigée par le jeune animateur a réussi à intégrer de façon pertinente le contexte socio-économique ainsi que les pratiques de bioclimatique. Ceci en incluant notamment une modification de la trame urbaine permettant l’orientation des façades vers le sud, un aménagement paysager composé d’espèces locales caduques permettant l’ombrage des fenestrations en été et le passage des rayons solaires en hiver, ainsi que l’ouverture d’un corridor piétonnier à travers le site. Le concept comprend aussi du chauffage par thermopompes utilisant la chaleur des biomasses, sans oublier la réhabilitation des sols contaminés.

Étant donné l’immense succès du Projet GreenStorming / TempêtÉco, les BÉA prévoient renouveler l’expérience en 2011 sur un tout nouveau site.

 

* Maxime Brosseau, M. Arch, stagiaire en architecture, est responsable  du recrutement des BÉA ; Sylvain Perron, analyste en efficacité énergétique, est membre des BÉA.